Artisanat Mag 13 - page 11

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L’apprentissage, comment ça marche ?
Le principe de l’apprentissage est fondé sur le transfert
de compétences par les tuteurs de stages et les maîtres
d’apprentissage. L’apprentissage offre donc aux jeunes un
itinéraire concret qui leur permet d’acquérir simultanément
des connaissances théoriques et des aptitudes pratiques qui
leur permettent de maîtriser un métier, d’en acquérir les savoir-
faire indispensables et d’accroître ainsi leurs aptitudes à être
plus rapidement intégrés dans les entreprises. C’est par un
vrai contrat de travail que débute l’apprentissage.
Devenir apprenti.
L’apprentissage est une formation en alternance. Comme son
nom l’indique, il associe donc une formation chez un employeur
et des enseignements dispensés dans un centre de formation
d’apprentis, établissement répondant à des normes pédagogiques
adaptées.
On peut devenir apprenti si l’on a de 16 à 25 ans au début
du contrat d’apprentissage, à la condition d’être reconnu apte
à l’exercice du métier choisi lors de la visite médicale d’embauche.
Il est en effet prudent de vérifier qu’il n’y a pas d’incompatibilités
physiques avec le métier visé, comme, par exemple, des allergies
(métiers de la cosmétique ou du bâtiment).
Dans certaines conditions, il est possible d’accéder à l’apprentissage
si l’on a dépassé l’âge de 25 ans (le handicap, par exemple).
Les démarches à réaliser.
La première démarche est d’identifier une entreprise, pour la
solliciter sur la possibilité de recruter un salarié en apprentissage.
Toutes les entreprises ne sont pas structurées pour le faire,
n’en ont pas la volonté ou, au contraire ont utilisé toutes leurs
possibilités de recours à l’apprentissage (généralement limité
par le tutorat). Les Chambres de métiers sont souvent informées
des possibilités des entreprises, comme peuvent l’être les syndicats
professionnels des professions concernées (il est possible
d’avoir accès à leurs publications auprès de leurs adhérents),
les sites internet mis en place par les conseils régionaux, Pôle-
emploi ou même le CFA dans lequel on envisage l’inscription.
Dans certains cas, on peut chercher d’abord le CFA qui, lui,
peut aider à trouver l’entreprise. Il faut simplement retenir
qu’il est impossible de s’inscrire au CFA si l’on n’a pas signé
de contrat d’apprentissage.
La bonne période pour ces démarches ?
Il faut les avoir engagées dès mars ou avril. C’est d’ailleurs
pour cette raison que les centres de formation d’apprentis
réalisent des portes ouvertes à cette époque, ce qui laisse
quelques mois pour formaliser les inscriptions et les contrats
afin de les rendre opérationnels dès début septembre.
Le temps de formation dans un CFA est d’au moins 400 heures
par an. Ce temps peut paraître plus court que celui des formations
dispensées dans les établissements d’enseignement profes-
sionnel ou technologique, mais il faut considérer que le temps
passé en entreprise est également du temps de formation, d’où
l’importance du rôle du tuteur. Les enseignements dispensés
contiennent des programmes identiques pour tous les CFA
préparant le même diplôme. Au CFA, l’apprenti n’est pas un
élève : il conserve son statut de salarié de l’entreprise : sa présence
au CFA est considérée comme du temps de travail et il en est
redevable vis-à-vis de son employeur.
L’apprentissage : une voie privilégiée vers l’emploi.
On peut préparer, par l’apprentissage, les diplômes profes-
sionnels de l’enseignement secondaire : le certificat d’aptitude
professionnelle (CAP), le brevet d'études professionnelles (BEP),
le baccalauréat professionnel, le brevet professionnel et le brevet
de technicien ; ou les diplômes de l'enseignement supérieur :
brevet de technicien supérieur (BTS), diplôme universitaire de
technologie (DUT), diplômes d’ingénieur, d'école supérieure
de commerce, etc.
Il est également possible de préparer les titres à finalité profes-
sionnelle enregistrés au répertoire national des certifications
professionnelles.
Ainsi, par des contrats successifs, l’apprentissage permet d’accéder
à tous les niveaux de qualification professionnelle du second
degré ou du supérieur.
Ce que gagne un étudiant
apprenti des métiers ?
Tout au long de sa formation, l’étudiant apprenti des
métiers perçoit une rémunération qui est proportionnelle
au SMIC (ou au minimum conventionnel de l’entreprise
s’il est plus favorable), à son âge et à son avancement
dans le cycle de formation.
En première année de formation, il percevra 25 % du
SMIC s’il a entre 16 et 17 ans, 41 % s’il a de 18 à 20 ans
et 53 % du SMIC s’il a plus de 21 ans.
En deuxième année, pour ces mêmes tranches d’âge,
il percevra respectivement 37 %, 49 % et 61 % et en
troisième année 53 %, 65 % et 78 %.
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