Artisanat Mag 85 - page 7

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L’ARTISANAT & L’ÉCONOMIE
compétences listées sur un référentiel de formation. La promesse
ne suffit plus, c’est la concrétisation de la promesse qui guide
le choix et détermine la réputation. Les réseaux de partage
de connaissances confirment inexorablement cette tendance,
jusqu’à ébranler les arguments de proximité. Un artisan qui
n’est pas ponctuel ou qui ne soigne pas ses devis ne devra
pas s’étonner de perdre des clients au profit d’autres artisans,
même plus éloignés.
Une image qui gagnerait à être moins floue
Finalement, lorsque l’artisanat n’est pas vu par la qualité de
ses produits, son image repose sur des critères qui se rapprochent
de l’instantanéité dans laquelle nous vivons. Et il n’est pas facile
de superposer la qualité de la formation, la maîtrise des savoir-
faire, le sérieux du travail réalisé, la garantie de ce travail, son
suivi et l’efficacité d’une organisation.
Les métiers de l’artisanat sont d’exigence croissante. Comment
des entreprises artisanales peuvent-elles rester dans la compétition ?
C’est l’enjeu d’un secteur économique qui n’est pas aussi
homogène qu’on le dit et dont les fragilités se font discrètes
mais réelles.
L’ARTISANAT EN CHIFFRES
Les références les plus récentes portent sur des
statistiques de 2013 : l’artisanat concerne 1 100 000
entreprises qui ont généré 105 milliards d’euros de
valeur ajoutée, ce qui représente 10,1 % de la valeur
ajoutée des activités marchandes non agricoles et non
financières.
Les créations d’entreprise, lors de cette année 2013,
se sont équilibrées à parts égales entre autoentrepreneurs
et entreprises classiques pour atteindre, au total,
173 000 entreprises.
Un entrepreneur artisanal sur quatre est une femme
et près d’un tiers des entrepreneurs de l’artisanat ont
plus de cinquante ans.
L’artisanat compte en France 2 millions de salariés et
concerne 760 000 personnes non salariées.
Photo :Artisanat Mag ©
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